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Dimanche
13 octobre 2002
Extrait de l'article de Audrey Letellier
Tattoo, piercing : la folie ?
Eric d'Aladin Tattoo "l'hygiène avant tout"
Le cheval de bataille d'Eric, à Aladin Tattoo, c'est l'hygiène et lui en parler c'est le lancer sur un domaine qu'il
connaît sur le bout des doigts.A tel point que son site Internet consacre plusieurs pages au sujet. Ça n'est pas seulement parce qu'il tatoue et qu'il peirce dans sa boutique située
en centre ville, mais d'abord parce qu'il a travaillé pendant 15 ans à l'hôpital de Salon dont deux au service hygiène des urgences. Conséquences :aujourd'hui, il commande
ses produits (décontamination, nettoyage des sols) et matériel àstériliser exclusivement chez les fournisseurs de l'établissement médical, ce qui coûte certes
un peu plus cher.
Se renseigner sur le matériel
Pour percer, il utilise des cathéters impossibles à restériliser, contrairement aux aiguilles à l'anglaise fréquemment
employées chez les perceurs. "Je conseille aux gens de demander d'abord si l'autoclave qui stérilise le matériel est de classe B (actif au HIV, aux hépatites B et C) à
cycles prions. Posséder du matériel performant, souligne Eric, c'est primordial car il n'est imposé aux tatoueurs aucun stage d'hygiène. Difficile, dans ces conditions, même
pour ceux qui sont de bonne foi, d'être au top.
"Un jour, poursuit-il, en me rendant chez l'un d'entre eux je l'ai clairement vu jeter une aiguille dans la poubelle et la récupérer
une fois que le client avait tourné les talons. Nous, ici, nous cassons les aiguilles devant eux''.
En outre, pour plus de sécurité pour le tatoueur également, les cathéters sont auto rétractables.
Tout le reste est méthodiquement stérilisé en respectant une procédure très stricte. Les bijoux utilisés sont en acier inoxydable de type chirurgical. A noter que
le nickel est interdit pour ce type d'actes.
Percer et tatouer à tout va n'est pas l'objectif qu'Eric et Thierry, son tatoueur, recherchent. Egalement en ligne sur
le site, des conseils sur les parties du corps qu'il faut éviter de tatouer ou les durées de cicatrisation des piercings en fonction de leur emplacement. (6 à9 mois pour le nombril).
Et, pour tatouer un mineur à partir de 16 ans, ils demandent à discuter avec les parents et préviennent également des risques d'allergies. Enfin, si malgré
tout vous changiez d'avis un peu tard, figure l'adresse d'un centre laser dermatologique spécialiste du détatouage, à Marseille.
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